Un visage habille
Le ciel de la ville,
Il épouse la nuit
Et porte un prénom.
Ses contours sont doux,
Sa voix est gracile,
Il est au foyer
De mes intuitions.
J’épouse de mes strophes
Ton âme et ton corps,
Les mots sont ductiles
Et permettent encore
De fondre le réel
Dans une fournaise,
D’où j’extirperai
De nouvelles visions.
Le monde fut créé
Par la volonté,
Mais rien n’est possible
Sans grâce ni ferveur.
Le cœur féminin
S’en vient féconder
L’esprit cartésien
De l’homme de raison.
Je suis ranimé
De notre rencontre,
Je cherchais ma route,
Tu m’as inspiré.
Je te suis comptable
De mon incursion,
Touché par ta grâce
Au pays des mots.
Je désire ton âme,
Je désire ton cœur,
J’attends le moment
Pour aimer ton corps.
Je finis ces vers,
Pour l’heure solitaires,
En te déclarant
D’un poème ardent
Que je t’aime encore.
