Arbre du monde, arbre de vie,
Il se déploie partout à la surface du globe,
Des plateaux de l’Atlas aux plaines de Sibérie,
De la vallée du Nil aux rives du Mozambique,
Des montagnes du Liban à nos vertes prairies.
Il manifeste les noces du ciel et de la terre,
Relie les mondes célestes aux puissances souterraines,
Retire son énergie autant de la lumière
Que de la terre arable où plongent ses racines.
Il pleure ses feuilles tombantes aux couleurs de l’automne,
Se mure dans le silence sous son manteau d’hiver,
Bruisse aux vents caressants lorsque vient le printemps,
Jubile en frondaisons dans la gloire de l’été.
Il est un microcosme du monde qui se révèle,
Tout à la fois symbole et source du vivant,
Emporte en son élan fractal tourbillonnaire
L’infinité des voies qu’emprunte le destin.
Il incarne l’éternelle loi de transformation,
Consacre l’harmonie des mondes qui s’enchevêtrent,
Symbolise le Cosmos dans les récits anciens,
Se dénomme Yggdrasil dans la tradition celte.
Il est le frère des hommes depuis la nuit des temps,
Accueille en son feuillage mes longues méditations,
Éveille tout un chacun à la contemplation,
Sous toutes latitudes, sur tous les continents ;
Il est autel vivant, ces vers sont mon offrande.
