Le regard dans le ciel, j’observe l’univers,
Ma raison s’émerveille des lois qui le gouvernent,
J’entre en contemplation de son ballet divin.
Les astres et les planètes dans mon œil se reflètent,
Ils peuplent le cosmos et j’en suis un fragment,
Alors je m’interroge : qui regarde qui ?
Redescendu sur Terre, je ressens dans ma chair
L’irrépressible envie que se joignent nos corps,
Éros est le gardien du temple de nos sens.
L’amour purement charnel ne peut seul étayer
Une relation pérenne, aussi fervente soit-elle ;
La passion des amants requiert complicité.
L’Éros et la Philia sont les premiers degrés
De l’amour intégral scellé par l’Agapè,
Il a transfiguré Marie de Galilée.
Il m’a fallu du temps avant de rencontrer
Ma précieuse épousée, mais le nombre d’années
Ne conditionne en rien l’horizon de nos cœurs.
J’avais tant attendu qu’advienne le moment
Pour te trouver enfin au détour d’un chemin,
C’est dans l’instant présent qu’habite l’éternité.
Hermès le trois fois grand énonce en vérité,
Dans la Table d’Émeraude, que ce qui est en haut
Instaure les mêmes lois pour le monde ici-bas.
Nous avons unifié nos corps et nos consciences
À l’esprit de vertu qui consacre et célèbre
Un monde à la naissance de notre union céleste,
Lorsque sont alignés les trois yeux de l’Amour.
